Les Assistant-e-s d’Education et Pédagogiques doivent se défendre : Réunion le Mercredi 19 janvier 2011

Publié le par sud pion

 

 


Depuis plusieurs années, les contrats précaires se sont généralisés dans l'éducation nationale (CAV, EVS, AE-AP...) et sont précarisés toujours un peu plus. Par exemple, la réforme de 2003, supprimant le statut de Maître d'internat-Surveillant d'externat (MI-SE) et instaurant celui d'Assistant d'Education (AE) et d'Assistant Pédagogique (AP), a été un recul conséquent de nos droits (augmentation du nombre d'heures, multiplication des missions, recrutement local auprès du chef d'établissement...).

 

Depuis, les effets de cette réforme se font ressentir : horaires de travail de moins en moins compatibles avec le suivi de cours, pression hierarchique de plus en plus insoutenable...

 

Parce que nous sommes de plus en plus isolé-e-s (recrutement établissement par établissement, horaires différents empêchant toute rencontre avec des collégues du même établissement...), nos peu de droits restants sont bien souvent grignotés par les administrations (respect des autorisations d'absences, du droit syndical...). Nous avons donc de nombreuses revendications à défendre collectivement, par exemple :

 

- Application maximale de nos droits (possibilité d’obtenir et de choisir des contrats entre 1 et 3 ans, octroi obligatoire du crédit d’heures pour formation, respect des temps de pause et de surveillance)
 - Obtenir la prime Zone Urbaine Sensible (ZUS) car les AE/AP sont les seul-e-s à ne pas la toucher.
 - Des emplois du temps aménagés afin de permettre réellement au/à la salarié-e de suivre sa formation, c'est-à-dire un temps de travail continu et non morcelé comme c’est de plus en plus le cas.
 - Remboursement de nos frais de transports (grandissants avec les emplois du temps morcelés) et la gratuité de nos repas prix pendant nos temps de travail.
 - Une réelle formation en prise de fonction (notamment l’AFPS, Attestation de Formation aux Premiers Secours)
 - Refus de la précarisation constante des personnels de l’Education Nationale et refus des suppressions de postes.

    Certaines des revendications concernent les chefs d’établissement, d’autres l’Académie ou le Ministère. En fonction de notre volonté et notre mobilisation, nous devons exiger le maximum. Nous sommes déterminé-e-s à lutter et à créer de la solidarité. Afin de briser notre solitude et isolement, nous vous proposons de nous organiser et d’apporter une réponse collective. De plus, « se défendre, c’est d’abord connaitre ses droits ». Ainsi, SUD-éducation souhaite aider les précaires de l’Education Nationale à se mobiliser et s’organiser.

C’est pourquoi nous appelons à une réunion d’information afin de nous rencontrer et envisager ensemble des suites à donner :

 

Mercredi 19 janvier 2011 à 18h,
Amphi Tocqueville, Université de Caen (Campus 1)Infos-Sud-Education---Supplement-2---49---Decembre-2010_P.jpgInfos-Sud-Education---Supplement-2---49---Decemb-copie-1.jpgInfos-Sud-Education---Supplement-2---49---Decemb-copie-2.jpg

Infos-Sud-Education---Supplement-2---49---Decemb-copie-3.jpg

Publié dans Actualité

Commenter cet article