Un AE en colère raconte :
"Quand les principales se prennent pour des patrons : un AE viré au bout d’une semaine de travail !
Un pas de plus a été franchi dans l’aggravation des conditions de travail des Assistants d’Education. Dans un établissement de l’agglomération caennaise un AE a tout simplement été viré après deux jours de travail !
Faisant jouer la période d’essai, l’établissement a convoqué l’assistant d’éducation pour lui notifier la fin de son contrat dès le lendemain soir. La principale et une CPE n’ont pas senti le nouvel arrivant assez à l’aise dans ce collège difficile pour lui donner sa chance une année complète. De plus, arguant un manque d’autonomie, ils ont craint que la vie scolaire ne puisse fonctionner en cas d’absence des CPE. Mais il faut savoir que cet établissement est connu pour ses pratiques tyranniques envers les AE, qu’une jeune surveillante a déjà été virée au bout d’un mois d’essai l’an passé, que des ordres incohérents sont donnés (les AE ne doivent pas coller les élèves par exemple).
Le manque total d’organisation ne facilite pas les choses. Les nouveaux AE du cru 2006 ont pu constater un manque flagrant de formation, d’accueil, d’encadrement lors de leur rentrée. La conclusion d’une semaine de travail, d'une semaine de mise en route, de découverte d’un établissement peut-elle être le renvoi? Les autres AE ne comprennent pas cette décision - surtout l’argument du manque d’autonomie dans un établissement où rien n’est fait et où les AE restant savent qu’ils auront tout à faire.
Les AE sont plus que jamais à la merci des chefs d’établissements.
Jamais nous aurions pensé qu’ils apprennent aussi vite à être des petits patrons."
Par sud pions
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A la suite d’une heure d’information syndicale effectuée dans un établissement caennais, nous avons appris de la bouche des AE y travaillant un fait digne d'être communiqué : la méthode de flicage que leur impose l'administration de leur bahut... Dépendants directement des services de l’intendance du lycée, les AE se voient dans l’obligation de signer chaque semaine une feuille de présence, rendant compte à la minute près de leurs horaires de travail !
N'est-ce pas là une pratique de management importée du monde de l’entreprise ? On ne peut qu'être indigné de son introduction dans les rapports salariaux de la fonction publique.
A quand la pointeuse à côté de la machine à café ?
Par sud pions
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Assistants d’éducation : les « privilégiés » de l’éducation nationale ?
On se disait bien aussi, les assistants d’éducation au lycée H étaient des « privilégiés » : ils bénéficiaient, grâce à un vote du CA, des mêmes droits, concernant les jours de révision pour examen, que les MI-SE (soit 4 jours de révision non récupérables par session). Trop c’est trop ! Le proviseur ne supporte plus cette « injustice » : quoi les AE de H. auraient plus de droits que d’autres ! C’est insupportable ! Il demande donc que l’on revoit à la baisse ces droits, pour « s’aligner sur le statut réglementaire des AE ». Cela signifie supprimer ces jours de révision, pour des personnels recrutés parmi les étudiants se destinant à l’enseignement. La direction tente de séduire les parents et les élèves, et une partie des représentants des personnels (dont une partie se soumet au bon vouloir du chef d’établissement), par des arguments pragmatiques. Avec ces jours de congés pour révision, le lycée ne fonctionnerait plus durant les périodes d’examen, il en va donc de la sécurité de nos élèves. Pourtant, preuve à l’appui, l’équipe des AE du lycée montre qu’en réorganisant les services sur ces périodes particulières, il n’y a pas de problème. Au final, ce soit-disant « privilège », qui n’est qu’un des droits les plus élémentaires de salariés en grande majorité étudiants, est maintenu, après un vote plutôt serré.
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Par sud pions
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